Une journée type chez Elyce Création

Aujourd’hui, je vous raconte comment se déroule une journée type, en semaine, lorsque je suis seule chez moi, dans mon atelier.

 

Après avoir déposé les enfants à l’école, je suis de retour à 8H30 où j’imprime toutes les commandes de la veille et vérifie que j’ai bien toutes les infos.

 

Ensuite, je prends une demi journée – soit le matin soit l’après-midi – pour :

  • Soit consulter les messages et y répondre (mail, Facebook, Instagram), y compris mes échanges avec mes fournisseurs.
  • Soit réaliser les tétines personnalisées.

 

Je réponds donc aux messages 1 jour sur 2, et non tous les jours, par manque de temps. En effet, ça peut facilement me prendre 3H !

 

De même pour la machine qui personnalise les tétines : il me faut en moyenne 3H, entre le nettoyage des têtes d’impression, la configuration, la conception de chaque image avec prénom (réalisées « manuellement » via un logiciel spécifique), le produit de protection à étaler,  l’impression en elle même, les temps de pause.

 

Pendant l’autre demi journée, chaque jour cette fois, je réalise les commandes de créations : attache-tétines, hochets, colliers…

 

Si j’ai des photos à prendre, c’est souvent en fin de matinée ou en début d’après-midi pour capter un maximum de lumière naturelle.

 

De 12 à 13H, pause déjeuner : parfois seule, parfois avec les enfants s’ils ne mangent pas à la cantine. Dans ce dernier cas, le temps de faire le repas, et les aller-retours à l’école, c’est plutôt 11h45-13H30 de coupure.

 

A 15H, je vais à la Poste et Mondial Relay déposer les commandes du jour, puis à la banque déposer les chèques s’il y en a = entre 30 et 45 minutes avec la route.

 

A 16H, je vais chercher mes enfants à l’école, au retour c’est goûter et devoirs.

 

A 17H, je reprends le travail jusqu’à 19-20H environ en m’occupant de tout le reste : point sur les stocks, réalisation de nouveautés, réaliser des créations spécialement pour les salons, recherche de nouveautés côté matériel, formations en ligne, planifier des publications sur les réseaux sociaux.

 

Bien sûr, ce programme n’est pas figé dans le marbre. De manière générale, je suis quand même désorganisée et je peux facilement faire 3 choses en même temps et rapidement m’éparpiller !

 

Par exemple, si une cliente m’indique par mail qu’elle souhaite une autre couleur d’attache-tétine, je vais modifier sa commande sur le champ, lui montrer le rendu, lui envoyer la photo… Constater qu’une commande est rapide et me dire qu’il faut la faire tout de suite. Mais là, je constate que je n’ai plus la perle souhaitée, qui est en rupture de stock, donc je lui envoie un message pour m’excuser et lui demander si elle souhaite un remboursement ou une autre perle motif. Ensuite aller voir du côté de mon fournisseur s’il a ce qu’il faut, lui écrire pour connaître ses délais approximatifs… Revenir sur les mails pour voir si ma cliente a répondu : oui elle souhaite un remboursement. Aller sur le back-office de ma banque pour procéder au remboursement, mais oublier mes codes et fouiller dans mes cahiers en ayant oublié où je les avais noté, envoyer un mail à ma banquière pour les recevoir rapidement…

 

Bref, en 1H, j’aurais navigué entre les commandes, les mails, la gestion de mon stock et ma banque !

 

Ou même, là, en ce moment même. Jeudi 2 mai, il est 9H35. J’ai commencé à 8H30 en répondant à des mails. Puis je me suis dit qu’il faudrait faire un article sur une journée type. Depuis 8H50, j’écris. Entre temps, mon chien m’a rappelé en couinant qu’il avait faim (oups !). J’en ai profité pour mettre une machine de linge à tourner. Je suis revenue sur l’ordi en plein milieu de l’article laissé en plan.

 

Ensuite ? Je reprends les messages.

 

Déjà parce qu’hier, le 1er mai, j’avais promis à ma fille de 8 ans – qui avait appris à l’école que c’était la fête du travail et que la plupart de la population était en congé – que je ne travaillerais pas du tout. Comme tous les enfants, elle trouve que je travaille beaucoup trop. Peut-être, mais j’aime ça. Et puis surtout, pas de travail = pas de commandes = pas d’argent = pas de nourriture à table !

 

Je n’ai donc rien fait hier, ce qui est rare et exceptionnel. Quand on travaille chez soi, on ne sait plus vraiment s’arréter. Il n’y a pas de limites entre vie de famille et professionnelle. Parfois, je fais encore quelques commandes le soir entre 21H et 22H30, de manière plus cool, devant un film par exemple, si j’ai du retard. C’est devenu plus rare au fil des années, parce qu’à force de « trop » on en vient parfois à perdre le plaisir de faire ce qu’on fait. Or, je n’ai pas quitté mon CDI pour me lasser et faire mon activité à reculons.

 

Le weekend ou pendant les vacances scolaires, entre sorties, cuisine et jeux avec les enfants, je travaille également, mais moins. Parce qu’il faut savoir lever le pied et prendre du temps pour sa famille. Par exemple, je ne réponds quasiment jamais aux messages le weekend, par principe. Ca m’arrive parfois le dimanche soir, en fin de weekend. Certains clients me relancent 3 fois dans le weekend, ne comprenant pas que – comme eux – j’ai une vie privée et que je ne réponde pas dans les 5 minutes. Je peux perdre des clients, en privilégiant ma vie de famille. Tant pis, il faut faire des choix.

 

Voilà, j’espère que vous montrer l’envers du décor vous a permis de visualiser le travail d’une créatrice lambda.

 

Photo de famille au Parc Astérix durant les vacances de Pâques

 

PS : il est déjà 10H !

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