Bienvenue Micheline et plus encore !

Si vous me suivez sur Instagram et Facebook, vous avez pu suivre les derniers dénouements de mon aventure entrepreneuriale ! Il s’en est passé des choses, ces derniers mois…

Nous avons vu arriver dans notre foyer Micheline, attendue comme le messie depuis mars ! Mais avec le confinement, son adoption avait été repoussée à fin mai.

Micheline est une machine de gravure et de découpe laser : c’est le fameux projet que j’avais en tête depuis l’été 2019 ! J’avais envie de retourner à mon premier coup de coeur : le bois.

Si vous êtes là depuis longtemps (j’ai débuté fin 2013), vous savez que mes créations étaient alors en bois, que ce soit pour les colliers d’allaitement, les attache-sucettes ou les hochets. J’ai découvert le silicone plus tardivement, courant 2015.

Même si ce projet n’était alors qu’au stade d’embryon, ne sachant pas s’il allait se concrétiser, les mois suivants m’ont fait prendre la décision de foncer : mon contrôle par la Répression des Fraudes (DGCCRF) m’a beaucoup affecté, et j’ai dû retirer de la vente la plupart des créations bébé, pour des raisons budgétaires (je vous en parlais ici).

J’aurais aussi pu faire tout le contraire et abandonner : Lâcher ma petite entreprise, retourner au salariat, et profiter d’une vie plus calme, plus simple, plus stable. Ca aurait été facile.

Mais je suis tenace… Voir bornée. Et surtout, je n’abandonne pas avant d’avoir tout donné, d’avoir épuisé toutes mes ressources. Il était hors de question de choisir la facilité, et de ne pas me battre après 6 ans d’entrepreneuriat.

Bien sûr, il a fallu faire des sacrifices, fin 2019 et début 2020 n’ont pas été tout rose, que ce soit financièrement comme moralement : je ne vais pas en reparler, je vous disais tout dans mon précédent article.

Ce que personne ne savait alors, c’est que sur le plan personnel, je vivais également des chamboulements : je suis tombée enceinte par accident fin octobre 2019. Nous avons 2 filles de 7 et 9 ans, et n’avions jamais prévu d’avoir de 3ème enfant. Ca a été compliqué pour nous de savoir quoi faire, soyons honnête. Cela faisait des années que nous répétions, quand on nous demandait “alors c’est pour quand le petit frère ?”, que nous préférions mourir que de remettre le couvert ! (En rigolant bien sûr) Oui, la période bébé n’est pas notre préférée, chez nous c’est sportif mais surtout épuisant.

Mais en pleine période sombre professionnellement, j’ai voulu y voir un signe du destin, et c’est le lendemain du Salon Baby de Lille fin novembre, après avoir vu plein de bébés pendant 2 jours, que nous décidons de poursuivre cette grossesse.

Sauf que… Ca n’a pas duré, et mi décembre je faisais une fausse couche. Mon signe du destin se cassait littéralement la figure, et j’ai eu l’impression de tout perdre. Les fêtes en famille à faire bonne figure, les hormones en chute libre, puis janvier et son nouveau coup de massue avec une nouvelle convocation à la Répression des Fraudes… Et j’étais au 36ème dessous. Vidée.

Je ne faisais rien de mes journées, incapable de me prendre en main, mais je ne dormais plus la nuit. Je ne savais plus ce que je devais faire – du moins sur le plan professionnel. Me battre me semblait insurmontable, et en même temps, a-t-on vraiment le choix d’avancer ?

J’ai finit sous anti-dépresseur et anxiolytiques, après une crise de panique où j’avais l’impression de sombrer. J’avais besoin de mettre mon cerveau sur “off”, de me reposer, de ne plus penser.

2ème fausse couche fin janvier. Trop rapide pour vraiment la vivre. Elle a eu lieu quelques jours seulement après un test de grossesse positif – mais je ne savais pas si c’était un vrai ou un faux positif. J’ai eu ma réponse avec la prise de sang, reçu la veille des saignements. Bref, nous n’avons pas eu le temps d’encaisser la nouvelle.

On n’avait pas vraiment pris de décision concernant une future grossesse : on poursuivait notre vie, en remettant les projets à plus tard. C’était pas le moment. Mais on ne faisait pas attention, côté contraception. On se disait que ce ne serait pas aussi simple qu’à 20 ans, et qu’on avait le temps de voir venir.

Février : on prend les mêmes et on recommence ! Je le savais bien avant le moindre retard, car pour la 1ère fois de ma vie avec 7 grossesses au compteur (dont 4 fausses couches), j’avais des nausées tous les soirs. Mais je niait, ça allait encore mal se finir… Et j’attendais que ça se produise. Je refusais de me projeter, ou d’en parler.

Sauf qu’il ne s’est rien passé cette fois. Enfin si, j’ai commencé à gonfler très tôt, et je me suis rendue aux échographies avec une seule idée : c’était terminé. Je me blindais psychologiquement. Je n’attirais que le négatif. J’en étais persuadée.

Mais les échographies se sont enchaînées (4 entre 8SA et 14SA), les semaines ont défilé… Et je suis arrivée à la fin du 1er trimestre sans même m’en rendre compte ! Je pouvais souffler, je pouvais en parler, je pouvais me projeter… Et je pouvais aussi commencer à prendre peur d’avoir un autre enfant !!!

Mi mai : notre annonce personnelle à l’entourage
“Oops I did it again !”

Le confinement était terminé, la vie reprenait son cours, j’étais habitée par un être humain en pleine forme, et Micheline faisait son apparition dans nos vies ! Soudainement, tout s’arrangeait. Enfin.

Début juin, après avoir passé quelques jours à dompter Micheline, je vous annonçais à quoi elle servait, avec un double message – plutôt évident.

Et depuis, je revis, je suis pleine d’énergie, je voudrais faire tellement de choses, mais le temps me manque, et ça me frustre ! J’ai l’impression de courir partout, chose qui n’était pas arrivée depuis des mois, et j’adore ça !

J’ai tout de même profité de 2 semaines de vacances – réservées bien avant toutes ces péripéties, à ne penser à rien d’autre qu’à nous, à notre famille, ça nous a fait beaucoup de bien pour nous ressourcer.

Fin juin 2020 – Port de Narbonne

Alors j’espère que nous continuerons dans cette lancée et que 2020 – 2021 (et plus !) nous apporteront encore plein de belles choses positives !

Un nouvel atelier

20 September 2020
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